lundi 17 août 2015

Fin de notre séjour à Istanbul



Mercredi 12 août :

Sortis de l’hôtel, nous décidons de changer de continent : en route pour l’Asie. Nous prenons un «vapur», c’est-à-dire un petit ferry qui permet de traverser le Bosphore. 
Aujourd’hui, pas de dauphins en vue mais toujours autant de chalutiers, de pétroliers énormes remontant le Bosphore, de la mer de Marmara jusqu’en Mer Noire, de bateaux de milliers de croisiéristes venus passer quelques heures à Istanbul…
 Superbe point de vue sur les principaux monuments d’Istanbul : la Mosquée Bleue, Sainte Sophie, le Palais de Topkapi et au fond la mosquée de Soliman le Magnifique… 



Une ½ heure plus tard, nous mettons donc pied à terre, toujours à Istanbul, mais dans une ambiance beaucoup plus paisible que sur la rive européenne. 
Nous traversons un sympathique marché de fruits et légumes bien ordonnés sur les étals, où raisins et cerises viennent régaler nos estomacs et nos papilles.

 
 












Nous arrivons un peu plus haut, à la superbe mosquée de Sakirin, construite de verre et d’aluminium en 2009, et ayant la particularité d’avoir été décorée par une femme architecte d’intérieur.


C’est l’heure de la prière, et nous assistons donc à celle-ci. Au rez-de-chaussée, une centaine d’hommes, et à l’étage, quelques femmes se recueillent.
Nous redescendons par la suite au niveau du port. Point de vue sur les rues pentues de ce quartier pittoresque semblant loin de l’agitation de la rive européenne que nous voyons au fond avec ses gratte-ciel en construction. 

Un sympathique commerçant à qui nous achetons des glaces (très mauvaise idée, ça fond trop vite par 36° !), me demande de le prendre en photo ; c’est chose faite.
A nouveau (mais on ne s’en lasse pas !), nous entrons dans une jolie mosquée, celle de Mihrimah Sultan Camii.

Retour en Europe par le métro qui passe sous le Bosphore. Retour à l’hôtel. Nous discutons avec Baraah, une étudiante syrienne qui, à cause de la guerre, a fuit Damas en bus et en bateau avant que celui-ci ne chavire et qu’elle rejoigne le rivage à la nage. Elle est hébergée en ce moment à l’hôtel en espérant pouvoir rejoindre l’Allemagne, mais il lui faut trouver pour cela 500$. Discussion émouvante pour laquelle il est compliqué de trouver des mots. Nous la croiserons en pleurs à plusieurs reprises. Anaïs et Victor échangent avec elle des petits dessins. 

Jeudi 13 août :

Visite passionnante du palais de Topkapi, qui était le centre administratif, économique et culturel de l'Empire Ottoman. Dans cet édifice, surplombant le Bosphore, la Corne d'Or, et la mer de Marmara, se sont succédés les sultans pendant 400 ans. Dans le Harem, le sultan vivait avec 400 femmes esclaves.




Les enfants reproduisent sur leur cahier les dessins des céramiques d'Iznik.

Du palais de Topkapi, magnifique point de vue sur la Corne d'Or, sur le Bosphore et sur la mer de Marmara.
Nous allons ensuite nous perdre dans le Grand Bazar, considéré comme le plus grand marché couvert au monde. 4000 marchands sont regroupés par activité : bijoux, vêtements, antiquités…


Nous étions restés, lors d’un précédent voyage en Turquie, sur un très mauvais souvenir du café turc. On a donc décidé de lui laisser une 2ème chance et bien, ça nous semble toujours aussi imbuvable ! Imaginez une petite tasse où le café très épais vous laisse un dépôt de marc en bouche. Même en le laissant reposer, ben il ne se repose pas… Donc, on en a bu 3 gorgées difficilement (très difficilement). Puis on a tenté de le terminer à la petite cuillère mais ce n’est pas possible. Imaginez que vous mangez le contenu de votre filtre papier de votre cafetière une fois le café coulé !

On comprend mieux pourquoi ils le servent avec un verre d’eau. Les enfants semblent mieux apprécier leur infusion à la pomme !

Il n’empêche que cette petite pause en plein cœur de ce Grand Bazar restera un agréable moment. Nous tentons d’imaginer que depuis près de 400 ans, une partie de l’activité commerciale d’Istanbul se passe ici.

Sortis de ce labyrinthe de 47 000 m², nous nous installons dans un coin de la mosquée de Nuruosmaniye.

Nous admirons. Les enfants prennent leurs cahiers et dessinent ce qu’ils voient. Victor, sur l’épaisse moquette, manque de s’endormir, son crayon de papier à la main.

Retour à l’hôtel pour une petite sieste avant de ressortir visiter la Citerne Byzantine, ancienne réserve souterraine de 80 000 m³ d'eau permettant d'alimenter le palais de Topkapi. Ses 336 colonnes de 9 mètres en marbre soutiennent une voute de briques. 
Petite pause maïs grillé devant le panorama de Sainte Sophie et de la Mosquée Bleue.

Nous retournons manger dans la même « cafétéria » que ce midi. On y mange un bon plateau repas, avec que des spécialités turques pour environ 5€ par personne, boissons comprises…
Nous rentrons préparer les bagages pour le départ de demain. Anaïs, Victor et Ali, le responsable de l’hôtel échangent des dessins contre des petits souvenirs d’Istanbul.
Nous resterons charmés par ce deuxième séjour dans la capitale économique et culturelle de la Turquie. Nous y croisons toujours un regard, un sourire, une attention particulière et touchante des habitants… les enfants reçoivent facilement une petite caresse dans les cheveux. Nous aimons cette ambiance de petits commerces, de vendeurs ambulants, et puis tout simplement l’ambiance régnant dans ces rues. Et puis, la beauté et le charme des mosquées. Elles sont resplendissantes de couleurs, de lumières.
Dommage simplement que les menaces d’attentats depuis que la Turquie ait décidée, il y a quelques semaines, de combattre les groupes islamiques en Syrie voisine, pèsent un peu sur l’ambiance. De nombreuses représailles ont lieux, mais surtout envers les policiers et certains lieux tels les ambassades ou consulats, pas plus tard que le jour où nous sommes arrivés.
Cela a été l’occasion, de tester la réactivité et l’efficacité du site du ministère des affaires étrangères français et du « fil d’Ariane » auquel nous sommes inscrits pour tout notre voyage. En fonction des dates et lieux de voyage enregistrés sur le site, celui-ci nous alerte par mail des différentes menaces climatiques, politiques… Nous avons reçu pour la Turquie 3 mails indiquant les quartiers à éviter en fonction des jours et même de certaines heures de la journée. Nous avons respecté également leurs consignes de ne pas trainer trop près des postes de police, ni dans les métros.

Vendredi 14 août : 

5 heures, le réveil sonne. Une navette nous attend en bas pour nous amener à l’aéroport avec nos 8 bagages. Nous avons un peu galéré à l’arrivée, avec les transports en communs donc on s’est payé ce petit confort pour quelques euros de plus… Ceci nous permet de longer une partie des remparts de la ville.
Arrivés à l’aéroport, un gars éméché par les abus de sa nuit nous agace un peu à l’entrée et commence à me faire la morale : « if you love your wife, don’t take this plane. It will be crached ! ».
C’est toujours rassurant… La sécurité arrive et s’occupe de lui. Nous, on poursuit nos formalités d’enregistrement puis on monte dans l’avion. Je vous rassure quand même, I love my wife !
Je ne peux pas pour autant vous dire si ce monsieur s’est trompé car au moment où je vous écris ces quelques lignes, cela fait 8h32 que notre Boeing 777 vol et il nous reste 3h06 de vol avant de faire une escale d'environ 2 heures à São Paulo au Brésil, puis de repartir pour encore 2 heures de vol vers Buenos Aires.
Le vol pour l’instant se passe bien. L’heure de retard au décollage a été est rattrapée. Nous bénéficions de la même qualité de prestations qu’en début de semaine avec en plus, distribution de cadeaux pour les enfants (carnets de coloriage, chaussons, peluche). Les hôtesses sont à nos petits soins, boissons à volonté, plateaux repas très bon… Les sièges bien équipés avec les écrans vidéos occupent petits et grands : films, musiques (Anaïs a trouvé sa chanteuse préférée Louane), caméra fixée sous et devant l’avion permettant de suivre le vol et l’atterrissage. Les rideaux sont tirés pour nous faire croire que c’est la nuit depuis la moitié du voyage. Et ça marche, du moins pour Victor qui dort profondément depuis environ 3 heures ! 

...quelques heures plus tard… Nous sommes partis depuis 5 heures et demi du matin heure d’Istanbul, il est 23 heures locales mais 5 heures du matin dans nos têtes en fait avec le décalage horaire. Cela fait donc 24 heures que nous sommes debout… Le vol s’est bien passé. Les enfants super mignons.

1er vol de 12h15 - 13039 kilomètres parcourus - Istanbul / São Paulo
L'avion a parcouru 3000 kilomètres de plus que prévu en temps normal afin d'éviter les zones de conflits considérées comme zones de survols "hostiles" (Mali), voire interdites (Libye).


2ème vol de 2h15 - 1840 kilomètres parcourus - São Paulo / Buenos Aires
 



 



Rodolphe, surnommé Hergé, un français installé en Argentine nous attendait comme prévu à l’aéroport avec une pancarte « les Mollalpagas » pour nous accompagner à notre appartement réservé pour 10 nuits. dans le quartier de San Telmo à Buenos Aires. Nous l’avons connu grâce à nos amis, Élodie et Miguel Sanagustin, qui l’avaient rencontré lors de leur voyage il y a 6 ans.

PS : le monsieur s'est trompé.
DODO !  

...et pendant ce temps là, notre camping-car navigue toujours sur le bateau et se rapproche de Rio de Janeiro. Il est toujours dans les temps. Vous pouvez toujours suivre le GPS du bateau en cliquant ici.
Nous sommes d'ailleurs passés juste à sa verticale au dessus de la magnifique baie de Rio.

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