vendredi 18 mars 2016

Equateur du 14 au 17 mars : Ingapirca, Baños, Ruta de las cascadas, Puyo

  344 km parcourus du 14 au 17 mars
24 759 km parcourus depuis le départ



Lundi 14 mars :
Au programme d’aujourd’hui, visite du complexe archéologique d’Ingapirca. Ce site découvert en 1739 par La Condamine, un savant français, est l’unique témoignage de la culture Inca en Equateur qui ne s’imposa qu’une soixantaine d’années.


Malgré l’aspect fortifié du site, les archéologues pensent aujourd’hui qu’il s’agissait plus d’un centre politico-religieux. Il a été occupé par les Cañaris dès 800, donc bien avant les Incas. Reconstruit entre 1487 et 1490, ce site qui avait pris une fonction de centre urbain et administratif, a été abandonné au moment de la conquête espagnole en 1532. Le souverain Inca y séjournait lors de ses déplacements dans l’Empire. Ce site était situé sur le chemin de l’Inca, reliant Cuzco au reste de l’Empire.
Nous visitons le petit musée du site présentant une intéressante maquette du site (Victor adore les maquettes !) ainsi que quelques objets retrouvés lors des fouilles comme ces colliers, ces céramiques ou cette hache cérémonielle, datant des cultures Tacalshapa ou Cashaloma et Inca.


La visite du site archéologique commence par les vestiges des Collcas (greniers) qui permettaient de stocker les excédents de productions agricoles (maïs).
Juste après, nous arrivons à la Pilaloma, secteur Cañari ré-occupé par les Incas qui lui donnèrent une fonction militaire en construisant des habitations autour d’une place centrale.
Une maison Inca a été reconstruite.
Un monolithe vertical à côté duquel se trouve un cercle de galets ronds marque l’emplacement d’une tombe collective dans laquelle ont été retrouvés les ossements de 11 femmes, toutes dans la position fœtale censée faciliter le passage dans l’autre vie et beaucoup d’offrandes.

Grande esplanade qui réunissait un grand nombre de fidèles qui participaient aux cérémonies religieuses du temple.
Depuis le Temple de l’adoration de la Lune, site Cañari orienté en fonction des équinoxes de mars et septembre, on profite d’un point de vue sur le canal-aqueduc et sur les constructions Incas. Ces canaux avaient des fins rituelles. Les bassins alimentés par ces canaux étaient sur le passage d’accès au temple ; on s’y arrêtait pour s’y purifier.
Nous arrivons dans le secteur des Bodegas, lieu de ravitaillement des habitants.
Vestiges des bains rituels et des réserves d’eau.
Nous voyons des vestiges d’habitations de l’époque Cañari reconnaissables à leurs murs courbes et également aux pierres utilisées qui provenaient de la rivière, tandis que les Incas utilisaient les pierres de la montagne.
On arrive au secteur La Condamine où on voit les bases de 6 édifices rectangulaires dans lesquels ont été trouvées 30 dépouilles féminines.
L’Acllahuasi était aussi appelée la « Maison des vierges du Soleil ». Ici se déroulaient diverses activités (administratives, religieuses et astronomiques).


Une grosse pierre taillée de 28 trous correspondant aux 28 jours du cycle lunaire permettait d’établir le calendrier agricole.
Le Temple du Soleil est l’édifice principal du site.

De forme ovoïde, il mesure 38 mètres de long, 14 mètres de large et 3,50 mètres de haut. Il porte le nom d’Adoratoire. Il repose sur des fondations d’un centre cérémoniel Cañari.
Il est construit en pierres de diorite verte, s’ajustant parfaitement les unes aux autres, sans aucun mortier selon la technique Inca. Comme à Cuzco, les pierres sont juste liées par une fine pellicule de poussière de pierre à peine visible, appelée Quilluacaca. Les gros blocs s’emboîtent à la manière d’un puzzle de sorte qu’il est difficile d’en discerner les contours.

Le Soleil était la divinité suprême des Incas (alors que pour les Cañaris, c’était le Lune). Dans ce temple, les religieux préparaient des cérémonies en rapport avec le Soleil comme la fête de l’Intiraymi durant le solstice d’été au mois de juin. Le sacerdoce s’installait en haut du temple à cette période précise où les rayons du soleil étaient parfaitement alignés dans l’axe du temple.

On reconnaît aussi les portes et fenêtres de forme trapézoïdale, typiquement Inca. Cette forme était tout simplement une technique de construction antisismique. Pas fous les Incas !


La forme ovale rappellerait l’orbite de la Terre autour du Soleil, tandis que son orientation (est-ouest) permettait au temple d’être aligné dans l’axe de la course du Soleil.
A droite du temple s’étend la Plaza, grande esplanade utilisée pour les cérémonies.
Un grand escalier de 117 marches daterait de l’époque Cañari.
Nous sortons du site et empruntons le circuit de l’Intiraymi d’environ 1 km descendant dans la vallée. Celui-ci permet d’observer des formations géologiques surprenantes comme l’Inkañawi, ou « tête de l’Inca ».
Un peu plus loin l’Intiñawi, ou « tête du soleil » représenté par un étonnant cercle bordé de rouge dans une grosse pierre.

A quelques pas, nous voyons un fragment de l’Incachungana, une autre pierre taillée que les Incas utilisaient lors de cérémonies liées au culte de l’eau.
Sur un gros bloc de la forme naturelle d’une tortue, a été ciselée la tête de l’animal.
Enfin, le circuit permet de voir les vestiges des Juegos del Inca, autres pierres taillées en rapport avec le culte de l’eau.
Ce petit circuit passant au cœur de la quebrada del sol nous a permis d’observer de superbes paysages.


Nous avons également observé la vie des habitants au cœur de cette vallée.





Nous avons notamment fait une sympathique rencontre avec Maria.
Elle nous a montré de superbes objets Cañaris et Incas trouvés par son mari dans les champs. Une impressionnante collection de pièces de la qualité de celles rencontrées derrière des vitrines sécurisées de musées, dans sa cave au milieu des bocaux de conserves et des bouteilles de bières. Elle nous montre des céramiques, une hache cérémonielle, une massue en pierre, des amulettes (petites pierres portées en colliers porte-bonheur)... d’une grande valeur archéologique.
La route reprend toujours vers le nord de l’Equateur. De la montagne, de la montagne et encore de la montagne. Nous sommes dans la cordillère des Andes depuis 5 mois mais jusqu’à présent nous étions certes montés en altitude mais simplement pour franchir cette chaîne montagneuse d’est en ouest ou d’ouest en est pour passer de l’Argentine au Chili et vice versa. Mais depuis le nord du Pérou, nous longeons la Cordillère du sud vers le nord. Autant dire que nous ne faisons que monter et descendre. Nous sommes toujours entre 2000 et 3500 mètres, nous montons de 500 mètres, nous descendons de 1000 mètres et nous remontons... tout cela en quelques kilomètres. Le camping-car, aujourd’hui encore, franchit des milliers de mètres de dénivelés positifs et négatifs cumulés, sans aucun signe de faiblesse. Grand respect pour la mécanique qui ne semble pas souffrir de ce que je lui fais endurer.
La région traversée à présent paraît plus pauvre que celle de Cuenca un peu plus au sud. Sans pour autant être miséreuse comme certains villages vus au Pérou. Même les habitations les plus précaires paraissent tout de même bien arrangées et propres bien que simples.
Nous sommes au dessus de 3500 mètres et traversons le Bosque Nebuso, à traduire par la « forêt dans les nuages ». Effectivement, nous ne voyons pas grand-chose du paysage. De gros et denses nuages se déplacent assez vite en bouchant la vue mais en donnant un air sympathique et mystérieux à cette route.

La température change aussi vite que nous montons ou descendons de 1000 mètres d’altitude. Les habitants s’habillent en conséquence et revêtent d’élégants ponchos et toujours de jolis chapeaux souvent en feutre.
Nous sommes toujours impressionnés par les cultures bordées de haies qui occupent toutes les montagnes jusqu’aux sommets sur des pentes très fortes où toute mécanisation du travail de la terre est impossible.




Nous visitons l’église María Natividad de Balbanera fondée en 1534. C’est la plus ancienne église catholique d’Equateur.
Mise à terre 250 ans plus tard par un séisme, elle a été reconstruite à l’identique avec sa superbe façade en pierre calcaire greffée de deux angelots et de gargouilles.
Son intérieur est dépouillé. L’autel tout en pierre, évoquant une pyramide précolombienne, est magnifique avec sa vingtaine de gros bouquets de fleurs autour de la vierge. Dommage juste qu’il soit caché derrière une grande grille métallique.

La route cesse de monter et descendre et nous nous retrouvons sur des hauts plateaux à plus de 3000 mètres d’altitude.
Nous passons devant le Chimborazo, l’emblématique volcan le plus haut d’Equateur. Il est juste endormi et pas éteint. Sa dernière éruption remonte à 1500 ans. Sa base fait 20 km de large et son sommet est enneigé toute l’année mais nous ne le verrons pas. Il est pourtant juste à côté de nous mais son sommet culminant à 6310 mètres est perdu dans les nuages.
Sans nous y arrêter, nous traversons Riobamba, ville de 130 000 habitants, perchée à 2750 mètres.
Nous empruntons la petite et jolie route qui mène directement à Baños. Celle-ci contourne le capricieux volcan Tungurahua (5023 mètres) qui, autrefois endormi, est en éruption depuis... 1999. Son cratère est une marmite bouillonnante de lave. Il est un peu lui aussi caché par les nuages mais des éclaircies nous permettent de voir son sommet.
Nous ne voyons pas les gerbes de lave mais cependant nous voyons un panache rougeâtre au dessus du cratère. Les nuages prennent la couleur de la lave en cette fin de journée.
Nous roulons ce soir un peu plus que prévu en espérant avoir un point de vue sur les explosions de lave mais non, le ciel est trop bouché. La route est recouverte en partie d’une couche de cendres noires.
Ambiance particulière que de conduire, nuit tombée, à la recherche d’un stationnement pour profiter au mieux de la vue sur le volcan.
Nous nous arrêtons bivouaquer devant l’église de Cotaló. Je sors faire un petit tour pour voir un peu l’environnement autour de notre bivouac. Rassuré par la quiétude du village et de ses chaleureux habitants, je reviens avec 4 hamburgers cuits au feu de bois. Je reviens également rassuré par les risques éventuels du volcan dont le cratère est à 8 km à vol d’oiseau. Les habitants me disent que le village ne craint rien ici, mise à part la projection de cendres froides. Régulièrement, le village est recouvert de quelques dizaines de centimètres de cendres lorsqu’une explosion se produit.
Gros bruit dans le camping-car, ce n’est pas le volcan, mais simplement un gros coup de ballon de foot propulsé par le coup de pied d’un enfant jouant sur le parvis de l’église où 2 buts sans filet se dressent. Bon d’accord, on est garé juste derrière le but... J’ouvre la fenêtre et rouspète. Deuxième gros bruit dans le camping-car. Je déplace le camping-car.
Mardi 15 mars :
Réveil après une nuit tranquille. Une fine couche de cendres noires a recouvert le camping-car.
Eglise et maisons traditionnelles des rues du village.




Les enfants jouent sur une cour recouverte elle aussi de cendres.
Après l’école, nous prenons tranquillement la route en direction de Baños, distante seulement de 30 km mais 900 mètres plus bas. Descente vertigineuse sur quelques kilomètres où même en première vitesse, le moteur s’emballe et dépasse les 4000 tours/min.
Toujours grâce à l’appli iOverlander, nous trouvons un bivouac situé en plein centre ville près d’une grande aire de jeux, le paradis pour Anaïs et Victor.
Baños est la ville à cheval entre la Sierra (partie montagneuse de la Cordillère des Andes) et l’Oriente (Amazonie).
L’après-midi, nous allons découvrir Baños. Enfin pour Audrey, il s’agit d’une redécouverte. Elle y était déjà venue il y a une quinzaine d’années durant son stage d’un mois en Equateur pendant sa formation à l’IUFM.
Sortie d’école en tenues.
Le centre n’a rien de joli mais une ambiance sympa en ressort avec tous ces backpackers et routards chargés de gros sacs à dos. La ville hyper touristique est en effet une cité dortoir et un point de départ de la route des cascades et de toutes les activités sportives qui y sont proposées : rando, VTT, raft, canyoning, canopy (nacelle suspendue), saut à l’élastique, escalade, balade à cheval... et excursion sur le volcan selon l’activité de ce dernier. Les rues du centre ne sont qu’agences de tourisme, auberges de jeunesse, cyber café, boutiques d’artisanat chinois...
Quelques boutiques vendent cependant de l’artisanat local telle la jolie boutique El Cade. Sa spécialité est la sculpture sur Tagua, ou ivoire végétale.
Il s’agit de la graine du palmier à ivoire Phytelephas (ou « éléphant végétal ») qui pousse surtout en Amazonie et sur la côte, mais aussi au Pérou et en Colombie. Il est bien moins cher que l’ivoire animal, ne nécessite pas de tuer des éléphants et il est surtout légal !

Les indiens apprécient son lait sucré. Une fois durcie, la graine peut être sculptée par des artisans qui fabriquent petits animaux et bijoux.
Petits achats en souvenirs.
La basilique de la Virgen de Agua Santa en pierre volcanique noire coiffée de deux flèches blanches a un certain charme.
A l’intérieur, d’immenses toiles peintes représentent des miracles de la vierge, notamment ceux qui auraient évité des victimes lors des éruptions volcaniques.

Mignon cloître à côté.
Nous descendons sur le pont San Francisco pour tenter d’avoir une vue sur le volcan Tungurahua mais le temps est toujours bouché.
Nous avons cependant une vue sympathique sur le canyon San Martín et la vallée cisaillée par les gorges du río Pastaza et écrasée par les flancs du terrible volcan.

Tungurahua signifie en quechua « gorge brûlante ». Il est l’un des plus actifs des Andes. La ville a été rasée en 1735 par une éruption. Récemment, toute la population de Baños (25 000 habitants) a été évacuée en 1999 durant plusieurs mois lors de son explosion. Une autre gigantesque explosion a eu lieu 4 jours avant la naissance d’Anaïs, projetant à 1000 mètres de haut de la lave et faisant une dizaine de morts. Des plans d’évacuation sont d’ailleurs fournis par l’office de tourisme. Il suffit de suivre les nombreux panneaux dans les rues permettant de fuir la ville.
Nous goûtons à la spécialité de Baños : la Melcocha.
Il s’agit de jus de canne qui après cuisson, forme une sorte de caramel mou qu’on fixe à un crochet et qu’on étire pour former des bâtonnets.
Un peu plus loin, nous nous rafraîchissons avec un jus de canne à sucre pressé juste sous nos yeux.
La canne à sucre est en effet ici vendue sous toutes ses formes : jus, confiseries, morceaux à mâcher...
Retour à l’aire de jeux où les enfants jouent jusqu’à la nuit tombée, mais celle-ci tombe vite... dès 18h30.

Mercredi 16 mars :

Les enfants travaillent bien ce matin à l’école et sont plus concentrés qu’hier. Peut-être sentent-ils qu’il va y avoir une surprise ? Non, je ne pense pas. Sortie d’école à 9h30. Juste le temps de boire un petit café et qu’ils aillent pendant ce temps jouer au parc.
10 heures, l’heure du rendez-vous pris hier est arrivée. Nous traversons le parc et la rue et arrivons pour commencer notre balade à cheval. Celle-ci était promise depuis le début du voyage et nous devions la faire sur l’île de Pâques, puis dans le désert d’Atacama, puis à Cajamarca mais à chaque fois, cela n’a pu se faire. Je ne vous dis pas la tête qu’ils ont faite quand ils ont compris.

 
Nous partons tous les 4, avec 2 guides dont un qui prend Victor avec lui. Nous traversons d’abord le village avant de commencer à monter sur les pentes du volcan et de s’approcher à 3 km de son cratère.

Nous prenons rapidement de la hauteur et avons une belle vue sur la ville de Baños. La végétation est luxuriante. Des orchidées sauvages poussent et s’agrippent ça et là. Des avocats et des papayes andines poussent dans les arbres.


La vue est bouchée sur le volcan. Dommage. Cependant, nous l’entendons gronder et entendons ses explosions. Il redouble d’activité depuis 15 jours et celle-ci ressemblerait selon notre guide à celle de 2006. Les habitants ont eu peur il y a une quinzaine de jours. Mais les nuages de cendres ont été portés par le vent à l’opposé de la ville. Par contre, la ville de Ríobamba a elle été recouverte de plusieurs centimètres de cendres. Notre guide nous explique qu’il y a quelques jours, son cheval a fait un refus alors qu’il montait tranquillement le même chemin que nous empruntons. Il a alors mis pied à terre et a senti cette dernière trembler.
Aujourd’hui, la balade se passe bien et est très agréable. Avant de faire demi-tour au bout d’une heure, nous descendons observer la nature.
Notre guide nous montre de la lave et des cendres de l’éruption de 2006. Il nous fait remarquer la couleur jaunâtre de l’eau de la rivière due à sa contenance en soufre, provenant du volcan. Nous le voyons cependant inquiet quant à la couleur de celle-ci qu’il trouve un peu trop foncée par rapport à d’habitude, à cause de l’activité du volcan de ces derniers jours.Au milieu de ce río, entre des rochers, jaillit une source claire d’eau gazeuse. Nous goûtons. C’est surprenant.

Nous remontons sur nos montures. En chemin, nous croisons un camion militaire qui vient de se mettre en position en cas d’alerte d’évacuation de la population. Le guide m’explique qu’il s’est installé là en raison des explosions entendues il y a une heure...
Au pas, au trop, au galop... nous redescendons vers le village. Superbe balade. Super souvenir.
L’après-midi, Anaïs est en petite forme. Aussi, nous restons tranquillement au camping-car. Je profite de la proximité de la bibliothèque et de ses ordinateurs pour commencer la mise en ligne de cet article jusqu’au moment où Audrey vient me chercher pour l’aider à nettoyer le camping-car. Anaïs et Victor viennent de vomir à moins de deux minutes d’intervalle. Il y en a partout sur les sièges, tables, cloisons, salle de bains. Je vous passe les autres détails.
Fin de journée tranquille. Victor est un peu mieux. Pas encore Anaïs.
Jeudi 17 mars :
Petite forme pour Audrey et les enfants. Après avoir équipé les enfants d'une cuvette sur les genoux, nous prenons la route des cascades.
Nous reprenons la route, les paysages changent, nous descendons en altitude pour nous rapprocher des 1000 mètres.


Nous quittons progressivememt la sierra et nous rapprochons de la forêt amazonienne. La végétation se densifie. Des orchidées sauvages poussent partout, des blanches, des roses.
L'ancienne route permet de contourner les tunnels. La route est étroite et passe sous des cascades qui lavent mon camping-car !
Premier arrêt à la Cascada Manto de la Novia et ses spectaculaires 60 mètres de chute d'eau dans le río Pastaza.
Nous faisons un aller-retour en Tarabita. Il s'agit d'une nacelle grillagée suspendue à un câble métallique qui relie les deux rives. Ce moyen de transport a été inventé par les Incas qui passaient ainsi leurs marchandises d'une montagne à l'autre, y compris les animaux.
Nous voici donc, tous les 4 sous une bonne pluie, à la merci de ce câble et de cette nacelle tractée grâce à un gros moteur diesel poids-lourds. Moment très sympathique.
De l'autre côté du río, petite pause pour se rendre compte de l'incroyable végétation et de ses lianes et feuilles géantes.


Nous continuons la route et nous arrêtons au village de Río Verde réputé pour sa cascade d'El Pailón del Diablo. Récemment réaménagé en 2008, le site est GRANDIOSE. Un balcon long de quelques dizaines de mètres a été taillé dans la roche à la main. Il permet en rampant dans ce boyau d'approcher le cœur de la chute et même de passer derrière celle-ci. C'est incroyable.
Nous sommes dans la chute du "chaudron du diable" qui fait 80 mètres de haut. Les intenses pluies des derniers jours ont renforcé la puissance de la cascade. Les embruns remontent avec une puissance énorme. Le bruit est assourdissant.

Nous étions déjà mouillés par la pluie. Là nous sommes trempés malgré nos tenues intégrales de pluie. Au moment où nous escaladons un passage étroit taillé dans la roche, des seaux d'eau nous tombent sur la tête.

Retour trempé au camping-car. Heureusement, la route est juste dégagée d'un énorme éboulement qui a eu lieu aujourd'hui.
Nous continuons jusqu'à la ville de Puyo, l'une des plus importantes de l'Oriente, la région de l'Amazonie équatorienne. La ville ne présente pas beaucoup d'intérêt. c'est juste la porte d'entrée pour l'Amazonie et le point de départ des excursions.
C'est d'ailleurs de là, que dès vendredi 18, nous partons faire du tourisme communautaire pendant 5 jours. Nous allons vivre dans une communauté Quichua dans le village de Sarayacu, située à deux heures de route et quatre heures de canoë. Un moment fort du voyage... Nous allons vivre un moment magique. Suite au prochain épisode !

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