vendredi 25 mars 2016

Le journal de bord d'Anaïs : Du nord du Pérou à la forêt amazonienne en Equateur



Samedi  5 mars

Presque toute la journée, on est resté dans le camping-car au garage. Le soir, on était réparé et  du coup, on est allé dans un petit village. Il y avait quelques personnes habillées traditionnellement. On a mangé un petit peu partout des petites choses. Il y avait des petits stands dans les rues et on achetait des petites assiettes où il y avait des choses dedans.
Ensuite, on est revenu au camping-car et avec Victor, on a joué à courir sur la place. 

Dimanche 6 mars

Aujourd’hui, on a visité la ville de Cajamarca. On est monté dans une moto-taxi pour aller jusqu’à la place d’armes de la ville.
Il y avait une belle cathédrale à la façade toute travaillée. J’ai bien aimé jouer à cache-cache avec les anges et les animaux cachés sur la façade. Il y avait un concert de rock avec de la flûte de pan dedans. C’était mis très très fort et on était obligé de se mettre loin pour ne pas avoir mal aux oreilles. Ensuite, on a roulé et on est allé visiter un cimetière des Cajamarca, un autre peuple pré inca. Dans la falaise, il y avait des trous et dedans, il y avait des squelettes mais ils ont été enlevés.
Ensuite, on est allé aux baños. Ce sont des thermes. D’abord, on s’est promené à côté des eaux très chaudes mais on ne pouvait pas se baigner car elles étaient vraiment trop chaudes. Après, on a attendu pendant longtemps pour aller se baigner. On était assis et on se déplaçait sur les bancs quand des gens entraient dans les bains. Dans la salle d’attente, il y avait une télé et les gens regardaient le foot et des séries télévisées. Ensuite, ça a été notre tour et on est arrivé dans une toute petite piscine qui ressemblait plutôt à une baignoire. L’eau était très chaude et j’ai eu du mal à rentrer dedans mais après c’était très bien.
Quand on est ressorti, on est allé dans un petit marché et on a acheté des choses à manger.

Lundi 7 mars

Aujourd’hui, on a roulé toute la journée pour aller à Chiclayo. Pendant la route, on a vu des gens qui travaillaient dans les champs. Ils avaient des charrues et des bœufs. 

Mardi 8 mars

Ce matin, on est allé chez le coiffeur et il m’a coupé les cheveux. Maintenant, ils sont dégradés aux épaules. Maman aussi s’est fait couper les cheveux. Après, on est allé dans un grand marché où on a acheté des chaussures pour Victor, une casserole, du pain et un bon jus de fruit à la fraise qu’on a bu sur place. Le marché ressemblait aux souks de Turquie.
Il y avait des magasins de perles : ceux-là, je les ai beaucoup aimés, des merceries, des magasins de tissus. On a aussi vu des boucheries et des poissonneries : il y avait beaucoup d’animaux séchés, la viande et le poisson étaient posés sur la table et non dans des frigos ou sur de la glace. Cet après-midi, pendant que papa et maman préparaient le repas, j’ai fait une grande tresse de deux mètres de long avec des feuilles.
Après le repas, on est allé dans le musée. Il était très grand. Il parlait des Moche. On a beaucoup parlé du seigneur de Sipán. C’était un roi des Moche. On a retrouvé sa tombe dans le temple Sipán. J’ai vu les objets qui étaient autour du seigneur de Sipán.
J’ai bien aimé voir les boucles d’oreilles que portait le roi. Elles étaient en or et en turquoise. J’ai vu beaucoup d’objet en or, en coquillages. Les objets étaient très fins. J’ai beaucoup aimé ce musée. Le soir, on a roulé vers le nord.

Mercredi 9 mars

Ce matin, on a roulé et on est arrivé dans un petit village. On a voulu manger dans le village, mais on ne l’a pas fait car ce qu’il y avait à manger ne nous donnait pas très envie parce qu’il faisait chaud et parce qu’il y avait plein de mouches autour de la viande. Du coup, on a mangé dans le camping-car et papa a remis un pneu car l’autre était crevé. Ensuite, on a passé la frontière de l’Equateur. On a observé les paysages : c’était de grandes montagnes toutes vertes et il y avait des oiseaux qui ressemblaient à de gros colibris.
Le soir, on est arrivé dans un gros village où il y avait une dame qui vendait à manger. On a goûté des bananes plantains : elles sont salées. Je n’ai pas aimé. 

Jeudi 10 mars

Ce matin, on est allé dans un marché. Il y avait des légumes, des fruits, de la viande, du poisson et du riz qui était dans des énormes sacs en tissu. Après, ça a été une grosse journée de route jusqu’à Loja. D’abord, on a déposé notre pneu à réparer puis on est allé visiter la ville de Loja. L’endroit que j’ai préféré, c’était la petite rue avec les maisons toutes colorées.
On est rentré dans un magasin et j’ai regardé un monsieur faire de la pyrogravure. Il dessinait trois chevaux en train de manger et un monsieur sur son cheval.  

Vendredi 11 mars

Aujourd’hui, on a roulé toute la journée, mais on a fait une pause dans un petit village dans la sierra. Beaucoup de gens étaient habillés traditionnellement.
Les femmes avaient une jupe noire avec une broderie colorée en bas. Elles avaient des petits chapeaux noirs qui avaient une forme arrondie. Les hommes avaient un pantalon court noir, une chemise et un chapeau. Ils avaient les cheveux longs avec une tresse. Ensuite, on a roulé jusqu’à Cuenca et on s’est arrêté sur un parking devant un grand parc. Il y avait un square, une piste de course où les gens faisaient du jogging, des sculptures en bois. Le soir, il y a eu un petit concert et on est allé le voir. 

Samedi 12 mars

Aujourd’hui, on était toujours dans la ville de Cuenca. On est allé visiter un musée d’art précolombien équatorien.
Il y avait des objets en poterie, en pierre et en métal. J’ai bien aimé les petites statuettes qui jouaient de la musique et qui nageaient. J’ai aussi bien aimé les lithophones : ce sont des pierres que l’on tape entre elles et qui font de la musique. Après, on est allé voir un atelier de fabrication de panamas.
Les feuilles de palmiers sont tressées à la campagne puis le chapeau est amené en ville. Il est blanchi, les bords sont cousus, on le met dans une presse  qui le chauffe et qui lui donne la forme, on lui met un ruban (noir, c’est la couleur traditionnelle mais on peu aussi en mettre d’autres couleurs). Ensuite, on a visité la cathédrale : dans les guides, on dit que c’est la plus belle cathédrale d’Amérique du Sud. Elle est faite en briques à l’extérieur et il y a beaucoup de marbre à l’intérieur. Dans les rues de la ville, les bâtiments étaient très travaillés. J’aimerais bien habiter dans une de ces maisons parce que la ville me plait beaucoup !

 Dimanche 13 mars

Ce matin, il a plu mais on est quand même sorti sauf que le portail était fermé, donc, on est passé par-dessus la barrière. C’était rigolo. D’abord, on est allé au marché aux fruits et aux légumes et on a trouvé qu’il y avait des choses appétissantes donc on s’est dit qu’on reviendrait le midi. Après, on est allé dans un marché artisanal sauf que peu de vendeurs exposaient des objets. Par contre, on a bien rigolé quand on a vu des énormes cuillères en bois et que papa a dit : « oh, ce serait bien pour manger du dulce de leche ! ». Ensuite, on est allé voir une église et sur l’autel, il y avait plein de petits miroirs. Il y avait des grands rideaux violets qui cachaient des statues.
C’était l’heure de la messe et il y avait énormément, énormément de monde. On s’est dit que c’était peut-être parce que la semaine prochaine, la semaine sainte commence. Quand on est ressorti, on a fait un tour au marché aux fleurs. Il y avait des fleurs de toutes les couleurs, même des bleues. Après, on a refait un tour dans la grande cathédrale parce que Victor avait envie de la revoir. On est retourné dans le magasin musée de Panama. Victor s’est acheté un petit porte-clés panama et papa et maman se sont achetés chacun un vrai panama. Ensuite, on est retourné au marché et on a pris des plats à emporter. Il y avait de la viande de porc, de la purée de pommes de terre. On a vu le cochon en entier et la dame coupait des morceaux directement dessus. 

Lundi 14 mars

Ce matin, on a visité le site d’Ingapirca, un site qui servait de lieu de religion pour les Cañaris et ensuite pour les Incas.
Sur le site, il y avait des bases de maisons plutôt rondes qui ont servi pour les Cañaris et des bases de maisons rectangulaires qui ont servi pour les Incas. On est allé jusqu’au temple du soleil. Les pierres étaient extraordinairement bien posées. A un moment dans l’année, le jour du solstice d’été, le soleil s’alignait parfaitement avec un chemin jusqu’à une pierre et jusqu’à l’intérieur du temple. Ce jour là, le prêtre disait que c’était le début de la fête de l’Intiraymi. Après, on a fait une promenade où on a vu plusieurs pierres fabriquées par la nature. On a vu la tête de l’Inca. On a aussi fait une pause chez une dame qui nous a montré plusieurs objets de l’époque des Cañaris qu’elle avait trouvés dans son champ. Victor m’a offert un bracelet et moi je lui ai offert un porte-clés.

Mardi 15 mars

Ce matin, quand on s’est réveillé, il y avait un tout petit peu de cendres du volcan sur la fenêtre de toit. Ensuite, on a roulé un petit peu et on est arrivé à Baños à côté d’un parc de jeux. J’ai rencontré une fille qui a 10 ans. On a beaucoup joué ensemble. Elle, elle parlait un petit peu français et moi, un petit peu espagnol. Ensuite, je me suis fait deux autres copines mais on a moins joué. Dans le parc de jeux, il y avait une tyrolienne, des balançoires (certaines étaient des pneus), des murs d’escalade, des cabanes, des faux chevaux sur lesquels on pouvait grimper, un parcours d’équilibre… Après, on a visité la ville de Baños. On a vu une dame qui nous a pressé un jus de canne à sucre, on a mangé de la melcocha (c’est fait à partir de jus de canne à sucre, et on en fait un bonbon qui ressemble à de la guimauve dure). Ensuite, on est rentré dans un petit magasin où il y avait des objets en ivoire végétal. Cela évite de tuer des éléphants ! C’est fait à partir d’une noix qui pousse dans une sorte de palmier.
C’est très joli et je me suis acheté un petit dauphin d’Amazonie. Papa et maman m’ont offert deux grosses belles perles bleues en ivoire végétal. C’est teinté comme les vêtements : on les fait bouillir dans des colorants naturels par exemple, les perles jaunes sont teintées dans le curry. Quand on est revenu, on a de nouveau joué dans le parc et je me suis fait de nouvelles copines : aujourd’hui, c’est la journée des copines.

Mercredi 16 mars

Ce matin, papa a dit qu’on devait très efficacement faire l’école parce qu’après, on devait rouler. Mais, quand on a eu fini l’école, ils ont dit qu’il y avait une surprise. On allait faire du cheval ! On est allé chez des gens et on était chacun sur son propre cheval, sauf Victor qui était avec un monsieur. Le mien, il s’appelait Mariachi. C’était un garçon et il avait un pelage banc gris.
Ensuite, on s’est promené un petit peu dans le village et après, on est allé dans un chemin vers le volcan Tungurahua. On a vu des orchidées dans la nature. Il y en avait des roses et des blanches. On a traversé une rivière et ensuite, le cheval s’est mis au galop et il est allé très vite. C’était trop bien. A un moment, on s’est arrêté, et sans le cheval, on est allé vers la rivière. Là, le monsieur a pris une pierre de roche volcanique et il a mis un peu de soufre sur notre main et après notre peau était toute douce. Il a dit qu’il y avait des thermes où on se recouvrait d’eau soufrée et après on était tout doux. Ensuite, on est retourné au village avec le cheval. J’ai adoré cette balade ! Mais l’après-midi, j’étais malade.

Jeudi 17 mars

Aujourd’hui, papa et maman nous ont offert trois autres surprises. La première, c’était une traversée en nacelle, d’un côté à l’autre de la vallée. La nacelle était retenue par des câbles et on était très haut !
On commençait à être un peu dans la forêt amazonienne. Il y avait de grandes feuilles qui étaient très très grosses. Ensuite, on a roulé encore un petit peu et on a fait la route des cascades. Sur la route, il y avait des cascades et des tunnels. On est arrivé au « chaudron du diable ». C’était une grande chute qui mesurait 80 mètres de haut. On est passé dans des petits tunnels qui passaient dans la roche derrière la chute.
Il fallait avancer assis ou couché. A un moment, il y a eu une grosse vague qui nous a éclaboussés et on était tout trempé ! C’était très bien mais à un moment je me suis fait mal car ma tête a cogné la roche. Ensuite, on a roulé jusqu’à Puyo. C’est une ville en bordure de la forêt amazonienne et c’est justement là que papa et maman nous ont offert la troisième surprise. On va partir 5 jours en forêt amazonienne !

Vendredi 18 mars

Ce matin, on a garé le camping-car dans un aéroport. Ensuite, on a visité l’aéroport et on a vu différents avions. Après, nous avons pris un taxi et durant le trajet, nous avons fait plusieurs petites pauses. Quand on est arrivé au fleuve, ça a mis un peu de temps à charger car sur le bateau, on n’était pas les seuls. Par exemple, derrière moi, il y avait une petite fille de 4 ans qui s’appelait Amazonas. Elle m’a donné une petite mandarine et moi un objet en feuilles de palmiers que j’avais fabriqué.
Des fois, il y avait des grosses vagues qui nous éclaboussaient tout entier. On traversait la forêt, et de temps en temps, on voyait des maisons. Sinon, dans la forêt, il y avait des arbres, des lianes, et quelquefois des animaux qui se montraient comme des papillons, des libellules, des oiseaux… Ensuite, on est arrivé à Sarayaku, le village qui nous accueille. Comme, il y avait beaucoup de monde, c’était difficile de décharger tous les bagages. En plus, on était dans la boue. Après, on est allé au village et Gerardo, notre hôte qui est aussi le chef de la sécurité du village, nous a montré notre maison. En fait, ce n’est pas vraiment une maison. On dort dans des tentes. Moi, j’ai une tente que pour moi ! Dedans, il y a un lit, des poches dans lesquelles je peux mettre mes affaires et une serviette. Quand on est redescendu, car on dort en hauteur car il y a des serpents, je me suis fait 4 copines. Il y en avait une qui avait mon âge et qui s’appelait Jhulio, une autre qui avait 7 ans et qui s’appelait Wallkanga, une autre encore de 4 ans et qui s’appelait Maya et la dernière avait 3 ans et elle s’appelait Laya. Il y avait aussi un garçon qui s’appelait Majawali et qui avait 12 ans.
On leur a offert des peluches, un petit avion playmobil et des billes. Avec les filles, j’ai joué au yoyo et à l’élastique. Le soir, on a mangé tous les quatre au milieu de la salle de séjour. C’était rigolo.

Samedi 19 mars

Ce matin, on a fait une grande balade dans la forêt. D’abord, on a été accueilli dans une famille qui nous a fait goûter la Chicha. C’est la boisson traditionnelle de Sarayaku. On n’a pas trop aimé au début mais à la fin de la semaine, maman aimait bien. Par contre, j’ai bien aimé voir la dame faire une poterie. Elle l’a faite en terre et ensuite elle l’a peinte en rouge. Après, nous avons commencé la balade. On était 7 car Wallkanga et son frère Majawali nous ont accompagnés. Il y avait aussi notre guide qui s’appelait Wilson. Il y avait de très belles fleurs, la végétation était dense. Les insectes faisaient plein de petits bruits.
Nous sommes passés devant des nids d’insectes. C’étaient des gros tuyaux de terre. Après, nous sommes arrivés en haut de la montagne des singes. Nous avions une superbe vue sur un immense plateau vert et sur le village de Sarayaku.
Ensuite, nous avons redescendu le « cerro de los monos ». C’était plein de boue et on a glissé plusieurs fois ! Nous sommes arrivés à une clairière.
Les hommes coupaient les arbres et les femmes plantaient de la Yuka. La Yuka, c’est un petit arbre et on se sert de ses tubercules pour faire de la cuisine et surtout de la Chicha. Pendant que Wilson travaillait à la clairière, les enfants s’éloignaient un petit peu de temps en temps et ramenait des gousses avec des fruits à l’intérieur, ou d’autres fruits qu’ils trouvaient dans la forêt. J’ai bien aimé les fruits qui étaient dans les gousses. Les femmes emmenaient leur bébé à la clairière et elles avaient installé des berceaux. En fait, c’étaient des grands tissus pendus entre deux poteaux et elles mettaient leur bébé dedans. Ensuite, nous avons repris le chemin du retour. Wilson nous a montré comment on faisait un sac en feuilles de palmier. J’ai réussi à en faire un avec son aide. Ensuite, on est retourné chez Gerardo et on a mangé. Rosa nous avait préparé un bon petit plat. Miam, miam ! L’après-midi, ils nous ont montré comment faire de la poterie.  

Dimanche 20 mars

Le dimanche, les gens ne travaillent pas. Ils se réunissent tous dans des maisons différentes où ils boivent la Chicha et discutent ensemble. Ce matin, on a commencé par aller dans la famille de Wilson. Les femmes ont continué la poterie. Une dame a décoré la poterie avec des pigments naturels noirs et blancs.
Elle peignait avec un pinceau dont les poils étaient des cheveux. Les pinceaux étaient plus ou moins fins ce qui faisait des motifs très différents.
Après, on est allé dans le village et on a vu plein de classes, la casa de Internet (c’est une maison où on peut aller sur Internet car il n’y a pas Internet dans le reste du village), l’église, la construction d’un grand gymnase, le centre de santé. Sur la place du village, il y avait des gens qui jouaient au foot.
Ensuite, nous sommes partis dans différentes maisons pour boire la Chicha et rencontrer des gens.

Nous avons aussi rencontré un perroquet ! Le soir, il n’y a pas d’électricité, on se déplace à la lampe frontale et à la bougie. 

Lundi 21 mars

Ce matin, nous sommes partis voir un arbre sacré en canoë. C’est un arbre très grand et les gens de Sarayaku pensent qu’il est sacré c'est-à-dire qu’il y a des esprits dedans.
Ensuite, nous avons joué à nous pendre aux lianes ; c’était très rigolo mais il ne fallait pas lâcher car sinon on tombait.
Ensuite, nous avons repris le bateau et on s’est arrêté pour se baigner. On a joué à s’éclabousser !
Plus tard, nous avons marché dans la forêt, sauf qu’il n’y avait pas de chemin donc Wilson, avec sa machette, nous fabriquait un chemin.
Nous sommes arrivés à une construction de canoë. C’est un gros arbre qui est coupé et le canoë est taillé sur place. Celui qu’on a vu mesurait 11 mètres.
Après, il faut 150 personnes pour emmener le canoë jusqu’à la rivière. Le travail collectif, ça s’appelle une Minga. Ensuite, au village, le canoë est terminé. On est reparti et sur quelques arbres, il y avait des grandes lianes épineuses.
Ensuite, nous sommes rentrés et j’ai fait des dessins avec Jhulio. Dans l’après-midi, nous sommes allés dans la famille de Wilson. Ils nous ont montré comment on fait les palmiers avec des lianes. D’abord, il faut séparer la liane en cinq lamelles puis les lisser. Ensuite, on les tresse. Papa a essayé, mais il a trouvé ça dur.
A un moment, le monsieur nous a montré une couronne qu’il avait faite pour la porter les jours de fête.
Ensuite, Wilson m’a montré comment on fait une couronne avec des feuilles de palmier.
Maintenant je sais faire et j’en ai fait plein pour les enfants. La dame qui nous avait montré la peinture sur la poterie l’a faite cuire. 

Mardi 22 mars

Ce matin, on a visité une classe de petite section.
Ils ont très peu de matériel, mais ils arrivent quand même à faire des choses très jolies. Ensuite, nous sommes allés chez Jose et nous avons vu comment on chasse à la sarbacane. D’abord, Wilson nous a montré comment on fabrique les flèches, puis nous avons essayé de tirer sur une fleur. Papa et maman ont très bien réussi mais pour Victor et moi, la flèche a atterri à quelques centimètres de la fleur.
Wilson a réussi à tirer une flèche dans une branche en haut d’un arbre qui était loin de lui. Ensuite, nous avons coupé un palmier pour récupérer des fruits et le cœur du palmier qui se mange. Quand nous avons regardé notre récolte, il y avait beaucoup de fruits.
Ensuite, nous avons rejoué à nous pendre aux lianes, sauf que là, on passait d’un arbre à l’autre.
Quand on est revenu chez Gerardo, une fille est venue et elle m’a fait une peinture sur le bras avec le jus d’un fruit. C’était un grand anaconda.
Pour les grandes fêtes, les dames se recouvrent de ces peintures : le visage, les bras et la partie des jambes qui va se voir. Pour rentrer au camping-car, papa et maman nous ont fait une surprise. On est rentré en avionnette et pas en bateau et en 4 x 4. Ça a permis de voir le grand plateau vert de l’Amazonie.


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