mercredi 25 novembre 2015

Argentine du 18 au 24 novembre : San Carlos de Bariloche, Parc national Nahuel Huapi, Parc national Lanin, Route des 7 lacs

526 km parcourus entre le 18 et le 24 novembre
12 557 km parcourus depuis le départ



Mercredi 18 novembre :

Nous sommes arrivés à San Carlos de Bariloche depuis hier après-midi. Notre joli stationnement en bord de lac, la pluie et le wifi capté depuis le camping-car sur le réseau d’une bibliothèque sont 3 bonnes raisons pour passer la matinée bien au chaud en ayant rallumé le chauffage que nous avions coupé depuis une quinzaine de jours. Nous en profitons pour nous mettre à jour sur le blog, et comme d’habitude, préparer l’itinéraire dans la région, trier nos nombreux mails à la famille, aux amis et aux autres voyageurs et faire des Skype pour se sentir un peu moins loin de vous... Quel plaisir de retrouver de bonnes connexions wifi !
Bariloche est construit au pied de la cordillère des Andes, à quelques kilomètres de la frontière chilienne dans une région de lacs, montagnes, forêts de sapins et on y déguste fondue et chocolat... un petit air de Suisse ou d’Autriche ! Cette ville est la station huppée de ski des argentins et des brésiliens.
L'Histoire nous apprend que les jésuites se sont installés ici dès 1670. La ville fut fondée en 1902 une fois que le navigateur Moreno réussit à atteindre le lac Nahuel Huapi depuis l’océan. Les premiers habitants venaient d’Europe centrale et ont ainsi marqué le mode de vie, l’architecture et la gastronomie. Ce n’est pas pour rien qu’elle est surnommée la « Suisse argentine ».
Après manger, nous prenons la route pour une dizaine de kilomètres seulement. Nous longeons les rives du lac Nahuel Huapi sur lesquelles de magnifiques demeures et de magnifiques chalets de bois et de pierres sont construits. La région est ultra touristique et il y a un nombre impressionnant de cabañas (des jolis bungalows en bois) et de petits hôtels mais parfaitement bien intégrés à la nature du point de vue architectural.


Nous montons en 45 minutes de marche un très très raide sentier qui nous permet d’atteindre le Cerro Campanario, perché à 1050 mètres d’altitude. De là-haut, nous avons une incroyable vue à 360° sur les lacs alentours (Nahuel Huapi, Gutierrez et Mascardi), sur les différents bras reliant entre eux ces lacs, sur les îles (Victoria et Huemul), sur les presqu’îles.




Le réseau est tellement complexe que nous avons du mal à distinguer ce qui est île, continent, presqu’île. Les nombreuses montagnes culminant entre 1800 et 2000 mètres d’altitude sont recouvertes de forêts de sapins. C’est superbe. Par chance, la pluie s’est arrêtée et un grand ciel bleu est présent pour nous permettre de profiter de ce grandiose panorama.






Nous entamons une longue et agréable discussion avec deux couples de la province de Buenos Aires à qui notre voyage plait beaucoup. La séparation se passe avec des embrassades et ils nous lancent plein de "Suerte, suerte..." signifiant "bonne chance". Les argentins sont vraiment adorables !
Pendant ce temps, de leur côté, Anaïs et Victor discutent avec un couple de retraités de Chambéry qui passe 3 mois en Argentine et se déplace en bus. Quand nous les rejoignons, ces derniers sont déjà au courant de tout notre parcours. Les enfants ont tout raconté... Eux vont vers le sud, nous vers le nord. Nous échangeons quelques infos.
La redescente, pour la plus grande joie de nos enfants se fait en télésiège... une première pour eux !
On se dit que ça aurait été moins fatiguant de plutôt faire la montée en télésiège vu comment on en a bavé pour monter !


Nous continuons par la route un peu plus loin et bivouaquons sous les hauts cyprès de Patagonie sur un agréable parking  juste à l’entrée du Parque Municipal Llao Llao.
Nous passons devant une jolie église en bois, la capella San Eduardo.

Jeudi 19 novembre :

Après le rituel moment d’école qui dure entre 1h30 et 2h selon la concentration des enfants, ces derniers sortent en récré jouer autour du camping-car en se fabriquant un petit espace où ils jouent avec des pumas (imaginaires !). Ils jouent avec des bâtons à faire des dessins sur le sol poussiéreux. Pendant ce temps, je démonte mon réservoir d’eau additionnel de 100 litres qui s’est partiellement vidé de son eau la semaine dernière dans ma soute ! Une petite heure après, le collier de serrage défectueux est remplacé et la remise en eau semble tenir !
L’après-midi, nous partons faire une rando de 10 km dans les bois très densément peuplés de lenga, coihue, ñire, cyprès... Que ça fait du bien de voir du vert ! Les genêts d’un jaune vif apportent une agréable touche de couleur. Ce vert et ce jaune se détachent des eaux sombres des lacs et du ciel gris. C’est superbe.




Nous avons différents points de vue sur le lac Nahuel Huapi, notamment celui depuis le mirador de Villa Tacul.
Nous faisons une pause goûter au pont romain, construit en l’an... 1943 par les gardes du parc national, qui furent inspirés par les constructions romaines.
Un peu plus loin, nous arrivons au lac Escondido, qui signifie « lac caché ». Tout petit, aux eaux transparentes, il est effectivement bien caché.
Nous n’y restons pas longtemps pour ne pas déranger 4 jeunes qui semblent commencer leur nuit à 15h30... Il faut dire que Bariloche est célèbre pour ses boîtes de nuit...
Nous continuons, cette fois-ci sur les rives du lago Moreno Oeste.
Nous sommes toujours impressionnés par la hauteur des arbres que j’estime aux alentours de 50 mètres. Certains, isolés, sont vrillés par des petites tornades.
Nous traversons le Bosque de los Arrayanes, avec ses arbres au tronc orangé et aux superbes formes. Cet arbre andin vit au Chili et en Argentine entre les 33ème et 45ème parallèles.



Par hasard, nous retrouvons le couple de savoyards rencontré hier. Nous discutons avec eux  et leur proposons, au lieu de revenir en bus, de les ramener à la ville de Bariloche en faisant un petit détour par la route qui contourne le lac Moreno. Ils acceptent avec plaisir et nous les retrouvons une ½ heure plus tard, nos balades respectives terminées, sur un parking. Nous resterons 3 heures avec Brigitte et Jean-Pierre et profiterons d’un superbe panorama pour boire une bouteille de Chardonnay avec un peu de liqueur de baies de Calafate...


Nous passons un très agréable moment avec ce couple de jeunes retraités passant 3 mois en sac à dos à travers la Bolivie, le Pérou et l’Argentine. Les enfants sont heureux et leur feront des petits cadeaux et dessins. Ils veulent leur montrer tous leurs dessins et boîtes aux trésors.
Nous revenons à notre lieu de bivouac où nous avions dormi avant-hier à San Carlos de Bariloche.


Vendredi 20 novembre :

La journée s’annonce pluvieuse. On ne va pas se plaindre car nous avons eu beaucoup de chance jusqu’à présent. Depuis le début du voyage, nous ne sommes restés aucune journée bloqués dans le camping-car à cause du mauvais temps.
Nous partons à la recherche de gaz. La première adresse que l’on a, peut nous remplir notre bouteille de gaz mais nous demande de passer en fin de journée la rechercher. Hors, nous avons prévu de quitter la ville et de nous diriger vers la route des 7 lacs. Il nous donne une deuxième adresse non loin de là. Le monsieur nous prend nos 2 bouteilles pas totalement vides pour les remplir car nous allons bientôt passer au Chili et nous tenions à remplir au moins la bouteille argentine avec facilité tant que nous sommes encore de ce côté-ci de la frontière, car chaque pays a des raccords différents. Facilité, oui mais à quel prix ! Confiant, je lui donne mes bouteilles sans demander le prix car aux autres endroits, le prix des recharges est dérisoire, environ 10 pesos le kg (soit 1€ environ). Un long moment après, il revient et je passe à la caisse et il m’annonce 1170 pesos soit 117€ pour 18 kg de recharge, soit 4 fois plus cher que le prix normal ! Je négocie durement avec ce voleur et m’en tire pour « seulement » 670 pesos. Ça ne se dit pas, mais ça fait mal au cul quand même ! Mais bon, c’est comme ça. En plus, je venais juste de lui dire que j’allais lui faire de la pub sur le forum des voyageurs en camping-car en Amérique du sud. C’est bien la première arnaque et le premier argentin malhonnête que nous rencontrons.
Nous quittons sur cette mauvaise rencontre San Carlos de Bariloche en longeant le lac Nahuel Huapi bordé de maisons d’architectes hyper chics, mais vraiment hyper chics. Nous n’avions pas rencontré de zones si riches depuis le début de notre voyage. Le temps qui s’était un peu amélioré se gâte de nouveau. Nous faisons face à San Carlos de Bariloche.
Étonnamment, en nous éloignant de la ville pour contourner le lac Nahuel Huapi, les paysages deviennent beaucoup moins verts mais ça ne va pas durer.
Arrive en face de nous un camping-car capucine (donc une famille !) immatriculé en France. Appels de phares et stationnement sur le bas côté... Nous faisons connaissance sous la pluie avec Alexandra et Jean-Baptiste. Nous avions déjà échangé par mail au début du voyage mais nous, nous ne savions pas qu’ils étaient dans le coin. Eux par contre, nous suivaient grâce à notre balise GPS et espéraient qu’on allait se rencontrer aujourd’hui. Nous avions prévu de faire un peu de route pour monter. Eux avaient prévu de faire un peu de route pour descendre. Finalement, nous changeons nos programmes et nous donnons rendez-vous pour passer la soirée ensemble dans la station de villégiature chic de Villa La Angostura, agréable petite ville en bordure de lac aux eaux translucides.
Petit plein de courses où nous rencontrons un autre couple de retraités de Marseille, en voyage en camping-car pour la deuxième fois en Amérique du sud. Peut-être nous rencontrerons-nous dans les prochains jours sur la route des 7 lacs.
Nous retrouvons Alex et JB et bivouaquons sur le grand parking poussiéreux à Bahía Brava, au niveau du port de Villa La Angostura. Ils voyagent en camping-car en famille durant un an en empruntant sensiblement le même circuit que nous. Retrouvez leur blog ici.
Rapidement, mauvais temps aidant, nous nous retrouvons à 9 dans notre camping-car. Anaïs, Victor, Ally, Lucas et Timéo se mettent à jouer ensemble pendant que leurs parents se mettent à boire l’apéro et à sympathiser.


Jeux de société, échanges de livres, repas et dessins animés dans le deuxième camping-car occuperont nos 5 enfants. Nous passons une agréable et très arrosée soirée et allons nous coucher très fatigués, craignant un mal de crâne le matin suivant.

Samedi 21 novembre :

Effectivement, nos craintes d’hier soir en nous couchant se vérifient et je mettrai quelques temps à émerger mais bon, il faut assumer. Il est temps de prendre l'air. En même temps, un paysage comme ça, ça aère !
Nous commençons une rando sur le sendero Huella Andina pour aller visiter le parc national des Arrayanes. Le parcours emprunte un agréable chemin forestier long de 13 kilomètres, permettant d’aller tout au bout de la péninsule de Quetrihué, sur le lac glaciaire Nahuel Huapi aux eaux bleu marine intense.

L’aller se passe bien. Nous hésitons à faire demi-tour au bout de 8 km pensant au retour. Et puis on se dit que c’est dommage de ne pas continuer pour aller parcourir un petit sentier dans le parc de los Arrayanes. Après déjeuner, nous repartons pour les 5 derniers km.

Nous arrivons tout au bout de la péninsule dans un endroit paradisiaque. Belle récompense.






Petite pause bien méritée, goûter pour reprendre des forces, bain de pieds pour les enfants.




Puis, nous parcourons un réseau de passerelles aménagées sur 800 mètres, permettant de profiter des Arrayanes, ces arbres andins patagoniques.


Ils sont parmi les derniers au monde. Leur hauteur dépasse les 15 mètres. Leur âge dépasse pour certains les 650 ans. Leur couleur cannelle est superbe. C’est le tanin de l’arbre qui donne ce ton à l’écorce qui, avec le soleil vire à l’orange intense. Les troncs assez fins s’emmêlent les uns dans les autres. Leur écorce pèle et en les frottant, celle-ci s’en va en poussière.





Il est temps de remplir les gourdes et de penser au retour car il nous reste tout de même 13 km à faire.
Les enfants (et nous-mêmes...) trainent un peu la patte sur les 5 derniers kilomètres mais, bien courageux, ils parviennent au bout de leur effort et de leur volonté. Nous sommes fiers d’eux (et de nous-mêmes...).
Retour au mignon petit port de Villa La Angostura.


Évidemment, une journée de 27 km, ça s’arrose et il faut bien s’hydrater après un tel effort. Bon perso, je n’ai quand même pas très soif après les abus d’hier. Avec JB, nous préparons un bon asado. Alexandra nous prépare de délicieuses empanadas merlu/béchamel, Audrey s’occupe de l’accompagnement du beau morceau de viande que nous faisons lentement cuire avec JB à la méthode argentine, c'est-à-dire sur un petit lit de braises que nous prélevons au fur et à mesure du brasier d’à côté.


De nouveau, nous mettons les enfants devant le PC dans un camping-car, tandis que nous 4 nous réfugions dans l’autre pour nous régaler de notre asado.

Dimanche 22 novembre :

Aujourd’hui, pas de rando de prévue ! Mais du repos, quoique nous n’ayons même pas de courbatures...
Pas d’école non plus de prévue, car les enfants sont trop contents de trouver d’autres petits français pour jouer dans ce beau terrain de jeux autour des camping-cars. Il y a en effet pleins d’arbres à escalader, des morceaux de bois à aller chercher pour alimenter le feu qui ne s'est pas éteint dans la nuit. Il y a aussi une superbe épave de bateau tout rouillé où ils passent des heures à s’imaginer des histoires.


Pendant ce temps, Audrey et Alex échangent des fichiers sur disque dur (films, documentaires, livres, guides de voyages...) comme c’est souvent le cas lorsque nous croisons d’autres voyageurs. De mon côté, JB m’aide à démonter mon frigo pour essayer de le dépanner car il fait de moins en moins de froid en mode gaz (c'est-à-dire quand on ne roule pas) et on se dit que 14° pour conserver les aliments, c’est un peu moyen ! Mais après une heure à essayer de vouloir le sortir de son logement, nous devons nous résigner à abandonner... Il est bien bloqué et il nous est impossible de le sortir pour accéder à la cheminée derrière qui doit être encrassée par la suie et la poussière des ripios.
Un peu plus tard, on se dit qu’il serait dommage de ne pas profiter de toutes ces braises et de ne pas poser sur la grille un nouveau beau morceau de viande... Et c’est reparti pour une nouvelle partie d’asado. Et comme la viande est longue à cuire, il faut bien s’occuper... et puis il faut bien continuer à boire (je n'ai pas dit finir !) la bouteille de 3 litres de vin de JB...
Le temps nous permet de manger dehors et de profiter à fond de ces bons moments partagés.
L’après-midi, chacun doit continuer son voyage de son côté, mais nos chemins seront amenés à se recroiser car nous allons emprunter le même parcours durant les prochaines semaines.
Nous remplissons les réservoirs d’eau à la caserne des pompiers (pratique, en général, c’est un bon plan pour trouver de l’eau, ils sont rarement en rupture !). La discussion s’entame avec un pompier et les enfants peuvent monter dans les véhicules. Je vous laisse imaginer leur joie, surtout celle des garçons.

Le pompier est tout fier de nous montrer un véhicule donné par la France, encore immatriculé dans les Alpes Maritimes.
Petite pause wifi et Skype à la station service. Petit apéro à distance avec nos amis marseillais (Audrey intervient et précise  alors qu'il n'est que 16h30 pour nous... mais bon, comme il est 20h30 en France, on fait un effort et on s'adapte...)
Puis, nous commençons notre itinéraire de la réputée route des 7 lacs qui comprend en fait 10 lacs.  

Nous arrivons rapidement en bordure du lac Espejo. Nous bivouaquons sur un parking à 3 mètres de la plage avec encore une fois, une vue incroyable.



Des argentins viennent, comme tous les dimanches, se réunir pour des parties d’asado. Nous craignons un peu de bruit ce soir, d’autant plus qu’aujourd’hui, c’est le résultat du deuxième tour des élections présidentielles, très attendu par les argentins et il risque d’y avoir des coups de klaxon... comme au soir du 1er tour.
Rencontre très sympa avec un cycliste globe-trotter. Jean-Claude, habite et travaille à La Baule 2 mois par an, passe 2 mois en famille et voyage en vélo pendant 6 à 8 mois par an ! Il pédale ainsi depuis 33 ans. Je lui propose un peu d’eau et il me répond qu’il préférerait juste un café. Après avoir monté sa tente et démarré son feu de bois, il nous rejoint dans le camping-car et nous raconte sa vie : 89 pays visités, 3 vélos usés par quelques centaines de milliers de kilomètres (au moins 3, peut-être plus), 10 à 20 000 km par voyage... Il a parcouru tous les continents et beaucoup d’archipels. Ce voyage en cours consiste en une boucle de 20 000 km en 8 mois et demi au départ de la Guyane française, traversant l’Amazonie, la Cordillère des Andes jusqu’à Ushuaia avant de remonter à Cayenne... L’échange est très enrichissant avec cet homme si courageux, si cultivé, si simple et modeste. Du café, on passe au Chardonnay et il nous raconte quelques souvenirs des 4 coins du monde : les meilleurs (Namibie, Irak...)  et les pires (Éthiopie, Iran, Congo belge...). Anaïs et Victor ouvrent grand leurs oreilles.

Lundi 23 novembre :

La nuit a finalement été calme. Grasse matinée ce matin après les abus des derniers jours. Difficile de se concentrer pendant l’école après 2 jours de pause et avec ce beau paysage de montagnes boisées aux cimes enneigées venant plonger dans les eaux sombres et transparentes du lac Espejo.
De mon côté, comme d’habitude, je profite du temps d’école pour écrire ces résumés de nos journées, trier les photos (on en est déjà à plus de 11 000) et sélectionner celles qui vont aller sur le blog et enfin les sauvegarder sur disque dur externe et sur le cloud Google Picasa lorsqu’on a du wifi. Évidemment ce n'est pas le cas ici. D'ailleurs, le réseau GSM en Argentine sortis des villes est inexistant.

Vers 11h, les enfants sortent en récré et vont jouer sur la plage. De nouveau, nous échangeons quelques mots avec une jeune bretonne voyageant seule 10 semaines en Argentine. Sympa.
Nous continuons la route des 7 lacs qui emprunte la route 40.
Il y en a partout, certains sont bien cachés. Ils s’appellent Espejo, Espejo chico, Traful, Falkner, Hermoso, Villarino, Machónico, Lacár. D’autres points d’eau sont des lagunes comme la Laguna Fría.


Rapidement, nous empruntons une piste sablonneuse, défoncée, humide... et en descente ! ça fait beaucoup pour une même piste. On verra pour le retour. De toute façon, elle est tellement étroite qu'on ne peut plus faire demi-tour... Nous stationnons en bord de chemin et longeons un río aux eaux incroyablement transparentes qui proviennent du lac Espejo Chico.


Petite pause avant de reprendre la route.

Finalement, le camping-car parvient à remonter la piste et à rejoindre la route 40 qui depuis quelques mois est juste asphaltée jusqu'à San Martín de los Andes. Elle serpente à travers la Cordillère des Andes même si nous ne sommes pas encore très haut.

Nous entrons dans le Parc National Lanín.
Nous nous arrêtons à plusieurs reprises à différents belvédères permettant de profiter d’une vue à s’taper le cul par terre (N’est-ce pas Christelle ?).

 


Quelques kilomètres plus loin, nous faisons une pause près du lac Villarino où nous retrouvons le couple de retraités marseillais avec qui nous échangeons sur nos périples. Et moi qui disais dans le bilan des 100 jours du dernier article que nous ne faisions pas assez de rencontres !

Le coin nous plait bien pour bivouaquer ce soir, mais nous décidons quand même de continuer un peu car nous n’avons pas trop roulé ces derniers jours.
En route, nous voyons des habitations construites en bois et recouvertes de tôles, y compris pour les maisons plus chics.



En fin de journée, la route descend sur la mignonne petite ville de San Martín de los Andes, l'une des stations de ski les plus huppées des Andes.
Bivouac sur le grand parking tout au bout de la plage sous les arbres, en bordure du lac Lacár, à côté d’un joli camping-car argentin Mercedes.

Comme souvent, quelques voitures avec la musique à fond et les aboiements des chiens accompagnent notre endormissement. Décidément dans ce pays, il doit y avoir plus de chiens que d’habitants !

Mardi 24 novembre :



École et internet (grâce à la clé wifi donnée par un hôtel) occupent une partie de la matinée avant de sortir à la plage du lac Lacár. Les enfants en profitent pour faire des châteaux de sable sur la plage.
Nous reprenons en sens inverse la route 40 empruntée hier.
La lumière est plus agréable qu’hier et le ciel est moins voilé. L’eau donne donc une impression de couleur différente. Elle tire aujourd’hui sur le vert foncé.

Changement de parc national en quittant celui de Lanín pour rejoindre de nouveau celui de  Nahuel Huapi. Arrêt devant une jolie chapelle, la capella San Huberto avec son clocher en tuiles de bois d’alerce.

Un peu plus loin, nous quittons le joli goudron tout neuf de la route 40 pour emprunter la piste 65. Celle-ci est en très bon état et bien agréable à rouler avec son revêtement en terre bien damée.


Elle emprunte une jolie forêt avant de vite rejoindre les rives du lac Traful. Nous faisons une agréable pause un peu avant Traful au camping Puerto Arrayán qui peut s’avérer être un merveilleux bivouac pour les voyageurs qui nous suivent. Ce terrain de camping est gratuit hors saison.



Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons au petit village de Villa Traful avec sa grande école, sa salle polyvalente, sa banque, son église Nuestra Señora de Villa Traful (tout simplement...), ses quelques commerces et ses nombreuses et jolies cabañas faites pour recevoir les touristes en quête d’un hébergement. Ça et là, nous apercevons, cachées, de nombreuses propriétés au milieu de grands parcs. Toutes les constructions, les panneaux d’indication sont en bois.



A cinq kilomètres, voici encore un merveilleux endroit qui ferait un bivouac excellent mais ce n’est pas l’heure pour nous. Nous sommes perchés en haut du mirador Traful surplombant le grand lac éponyme. La vue est une nouvelle fois incroyable.
Les eaux sont de plusieurs bleus différents en fonction de la lumière et des ombres des quelques nuages. Un petit endroit magique que nous n’avons pas envie de quitter.


Enfin, quasiment au bout de cette piste longue de 60 km, celle-ci s’éloigne du lac et serpente au fond d’un canyon dont les parois résultent d’un curieux phénomène géologique.
Les roches ont plein d’excroissances et semblent en équilibre et prêtes à tomber. La lumière de fin de journée rend superbe la traversée de cette Valle Encatado, la vallée enchantée. Les enfants imaginent des silhouettes, des visages, des animaux dans ces formations rocheuses.









Nous avons rejoint l’asphalte de la route 237 puis la route 40 qui nous ramène à notre point de départ de cette jolie boucle de la route des 7 lacs, c’est-à-dire à Villa La Angostura.
Bivouac devant la bibliothèque qui nous permet de bénéficier du wifi pour la mise à jour de ce nouvel article.
Demain, nous repassons la frontière et nous rendons au Chili de nouveau pour y rester cette fois-ci jusqu’à début janvier où nous repasserons en Argentine dans la région de Mendoza.
Au programme des prochains jours, l’île de Chiloé puis la remontée vers la capitale Santiago.


Les 3 autres Mollalpagas se joignent à moi pour vous remercier, vous qui nous suivez et qui êtes de plus en plus nombreux à vivre cette formidable aventure en même temps que nous ! déjà plus de 25 000 pages consultées sur notre blog...

Je vous laisse à présent en compagnie de Dany le nain qui vous donne un aperçu des glaciers dans son épisode 13. MERCI ELLA !!!!

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