vendredi 15 juillet 2016

Brésil du 29 juin au 5 juillet : São Francisco do Sul, Blumenau, Bombinhas, Florianópolis

874 km parcourus du 29 juin au 5 juillet
35 936 km parcourus depuis le départ



Mercredi 29 juin :

Nous sommes au Brésil dans l’Etat de Santa Catarina qui fut créé avec l'arrivée des Espagnols en 1542. Les Portugais en prirent le contrôle en 1675.
Nous sommes plus précisément depuis hier soir sur l’île de São Francisco do Sul et nous avons bivouaqué en bord d’océan et de la baie de Babitonga.
L’île a été découverte par le français De Gonneville en 1504 et les portugais y ont fondé un village un siècle plus tard. C’est la troisième ville la plus ancienne du Brésil.
L’école se passe bien ce matin encore et les enfants travaillent sérieusement. C’est bientôt les grandes vacances estivales pour les petits copains en France mais pour Anaïs et Victor, il y a encore un peu d'école tout le mois de juillet. Ils ont déjà eu 6 semaines de vacances lorsque la famille était avec nous au Pérou et en Bolivie !
Moi je m'occupe ce matin de faire des démarches administratives et de souscrire des nouveaux abonnements en vue de notre prochain retour en France (électricité, internet...).
Les enfants sortent à l’aire de jeux située en bord d’océan avec une jolie vue sur un archipel de petits îlots.
L’après-midi, nous allons visiter le centre historique de São Francisco do Sul. Jolie petite ville portuaire avec ses bâtiments et jolies demeures de l’époque coloniale.









Le Museu Nacional do Mar que nous visitons est installé dans les anciens entrepôts de la Compagnie de Navigation Hoepcke.
Le bâtiment a conservé ses beaux murs et belles charpentes ainsi que les rails au sol où circulaient des wagonnets chargés de sel, d’herbes à maté et d’autres produits.
Ce musée de la mer a pour objectif de sauvegarder le patrimoine naval brésilien. Il expose dans différents entrepôts une grande quantité (91 pièces précisément) de canoës, de barques, de petits chalutiers, de baleiniers... et 150 miniatures. 


Un petit film présente l’abattage d’un arbre dans la forêt et la taille d’un canoë dedans et fait ainsi écho à ce que nous avions vu en Amazonie à Sarayaku.
Certains canoës sont taillés dans un unique tronc de cèdre et mesurent plus de 10 mètres. Ces mêmes embarcations ont des mâts et des voiles.
 
Nous découvrons des embarcations archaïques que sont les Jangadas. Ce sont des voiliers traditionnels de la côte du Nord est du Brésil (région du Pernambouc).
 
Ils étaient constitués de troncs de bois entre 5 et 10 mètres environ, grossièrement taillés, assemblés entre eux par des cordages et des chevilles. Deux bancs sont implantés sur le pont. L'un sert de support au mât, l'autre de siège de barreur. La barre est en fait un long aviron à la traîne, relié par un simple cordage à l'arrière de l'embarcation. Ils recevaient un équipage de deux à six pêcheurs, et ne possédaient aucune sécurité ni aucun abri. 
Je continue à jouer à l’ornithologue et trouve un superbe Calliste à tête bleue de toute beauté (n’est-ce pas Dimi ?).
Petit tour par l’église Matriz Nossa Senhora da Graça construite en 1699 avec un mortier composé de sable, de coquillages et d’huile de baleine.
Retour tranquille au camping-car et les enfants passent encore deux heures à jouer au toboggan et à la balançoire.
Bivouac pour la deuxième nuit consécutive au même endroit qu’hier, entre les jeux, l’océan et le wifi de l’hôtel voisin.

Jeudi 30 juin :

La route d’aujourd’hui nous mène en direction de la ville de Blumenau. Nous ne prenons pas l’autoroute côtière mais préférons passer par l’intérieur des terres. Les paysages sont vallonnés et très verts, entre forêts denses et plantations de bananiers.

Nous arrivons dans cette agglomération de plus de 300 000 habitants et trouvons facilement à nous garer à deux pas du centre historique dans un quartier calme et sécurisé (Rue Paraguai pour les futurs voyageurs). Cette ville est célèbre pour maintenir vivantes les coutumes germaniques de ses fondateurs. La ville a été fondée en 1850 par le docteur Hermann Bruno Otto Blumenau qui lui a donné son nom. Celui-ci a débarqué sur le littoral sud du Brésil la même année, accompagné de 17 autres colons allemands. Il partagea alors les terres entre les colons et ceux-ci construisirent leurs maisons dans un style à colombages typiquement germanique, qui constitue encore aujourd'hui la marque de la ville.
Balade sympathique dans les rues de la ville et en particulier dans la rue du XV Novembre dans le quartier historique. Nous voyons de belles maisons à colombages aux murs en briques massives, caractéristiques de l’architecture à pan de bois.







L’un des plus jolis bâtiments est l’Antiguo Castelinho Moellmann, construit en 1978 et est une copie de l’une des plus ancienne préfectures d’Allemagne située à Michelstadt et datant de 1484.
A l’extrémité du quartier historique, il y a la Préfecture Municipale datant de 1982, la construction est aussi à colombages.
Nous sommes sur les rives de la rivière Itajaí-Açu qu’enjambe le Ponte Aldo Pereira de Andrade, ouvrage métallique de 1929.
Nous arrivons à la Catedral São Paulo Apóstolo construite en 1958 à l’emplacement de l’ancienne église de 1864. L’architecture moderne est très agréable, très lumineuse. Rosace de 8 mètres de diamètre, confessionnaux d’architecture stylisée, bénitiers de grandes formes circulaires en pierre.


Mais la ville possède aussi de nombreuses constructions plus récentes aux parois de verre dans lesquelles se reflètent les colombages des maisons plus anciennes.

Comme dans beaucoup de pays d'Amérique du Sud, de nombreux et sympathiques Volkswagen Combi et Coccinelles circulent dans les rues. 
Blumenau accueille une des plus grandes Oktoberfest (fête de la bière) hors d’Allemagne. 600 000 personnes se réunissent alors dans les rues de la ville au mois d’octobre pendant 18 jours. J’attendrai bien cet événement mais j’ai des impératifs le mois prochain sur un autre continent... 
Nous prenons donc la route vers la côte Atlantique de nouveau en empruntant la vilaine autoroute 101 traversant des agglomérations surpeuplées en bord de mer et des zones industrielles. Nous arrivons dans la petite ville balnéaire de Bombinhas qui nous a été recommandée par deux brésiliens. C’est à priori très joli mais nous verrons ça demain matin. Recherche laborieuse pour trouver un stationnement dans les rues où il est partout interdit de se garer. Finalement, nous demandons à une dame si on peu se garer devant chez elle. Elle hésite, passe un coup de fil puis toute la famille descend pour nous souhaiter la bienvenue et nous proposer tous les services dont nous aurions besoin.
Les brésiliens sont vraiment super accueillants, très avenants et viennent facilement vers nous pour entamer la conversation. Malheureusement, encore une fois, la barrière de la langue ne nous aide pas à faire de longs discours.

Vendredi 1er juillet :

Le mois de juillet est arrivé. Dernier mois de notre formidable aventure. Dans trois semaines, nous serons à Montevideo. Dans un mois, jour pour jour, ce sera la reprise du travail ; en tous cas pour moi, Audrey aura encore un mois pour récupérer...
Nous allons marcher sur la grande plage de sable fin et très blanc de la plage de Bombinhas.
Promenade agréable malgré le ciel un peu gris. De gros rochers arrondis sont posés sur le sable. Nous sommes seuls sur cette plage et n’osons même pas imaginer combien cet endroit doit être noir de monde en période estivale.




Nous quittons Bombinhas, sans avoir été totalement charmés par les lieux, beaucoup trop bétonnés à notre goût. Retour sur l’autoroute pas très agréable qui nous permet de descendre jusqu’à la ville de Florianópolis abritant 430 000 habitants.

C’est la capitale de l’Etat de Santa Catarina. Elle s’étend sur toute l’île du même nom et certains de ses quartiers débordent même sur le continent. L’île surnommée Ilha de Magia est longue de 70 km et large de 18 km. Le centre, dans lequel nous arrivons dès que nous avons franchi le pont de 800 mètres, est un ensemble d’immeubles assez chics.
En parallèle sur pont que nous empruntons, il y a le pont Hercílio Luz fermé depuis 1982. C’est le plus grand pont suspendu du pays. Construit en 1926, il était alors le plus long pont à suspension du monde. 
Le front de mer est ultra bétonné. L’ensemble est cependant très propre et bien arrangé. Il a été fondé en 1726 à la grande époque de la chasse à la baleine pratiquée par les immigrants venus des Açores.
Nous traversons la ville sans nous arrêter et roulons vers le nord par une autoroute bordée de centres commerciaux et de zones industrielles. Les alentours sont très urbanisés et on en vient à se demander ce qu’on fait ici. Le village où nous nous rendons est à 3 km de la 4 voies et on se demande bien si cela sera aussi joli que c’est présenté dans les guides...
Mais nous allons vite être séduits par l’île en arrivant dans le petit village de pêcheurs de Santo Antônio de Lisboa construit au 18ème siècle par les immigrants açoriens.
L’église Nossa Senhora das Necessidades de 1756 est de style colonial et est toute mignonne.

Le village est petit mais possède de nombreuses maisons aux couleurs vives en bord de mer. Charmant.




De nombreux clichés nous rappellent nos voyages au Portugal à Porto et à Lisbonne comme ce petit resto "Villa do Porto", ou bien les carreaux de céramiques peintes sur les murs ou alors la morue au menu des restos...




Nous pénétrons dans quelques boutiques d’artisanat logées dans d’anciennes maisons à l’architecture açorienne. Les réalisations artisanales sont gaies et colorées.
Balade le long de la plage et des criques abritant des barques de pêcheurs et d’ostréiculteurs. 




 



Florianópolis est en effet le premier producteur d’huîtres du Brésil. Et nous sommes réellement en manque d’huîtres. Cela fait un an qu’on n’en a pas mangées. Nous trouvons une petite cabane où un ostréiculteur nous vend deux douzaines de grosses huîtres pour 7 Reais soit moins de 2€ la douzaine. Et franchement, elles sont délicieuses et n’ont rien à envier à nos Marennes Oléron ! Nous empruntons table et chaises à l’ostréiculteur et nous régalons devant un magnifique coucher de soleil sur la Baía Norte. Un délice. Malheureusement, nous n’avions même pas (même plus) une bouteille de vin blanc...



Au loin, les gratte-ciel du centre de Florianópolis et le pont Hercílio Luz.

Nuit qu’on pense être tranquille étant garés entre la plage et le cimetière. Et bien non, musique à fond sans distinguer de quel côté elle vient. 

Samedi 2 juillet :

Pas école ce matin. Nous quittons Santo Antônio de Lisboa et nous dirigeons un peu plus au nord vers celui de Sambaqui. Le coin très mignon se concentre autour du petit port. Magnifique endroit très calme où nous marchons en bord de mer où les eaux sont abritées des grosses vagues de l’océan. Petites cabanes de pêcheurs et d’ostréiculteurs.










Les chaussures de rando de Victor, réparées par un cordonnier dans les rues en Bolivie, lâchent de nouveau, et au Brésil, pas de cordonniers dans les rues... Nous sommes passés hier devant le deuxième Décathlon de notre voyage. Demi-tour et retour à la société de consommation. En entrant dans le magasin, Anaïs lance : « oh, ça sent comme en France ! ». Sur le parking, viennent nous saluer Régina et Julio, un couple de Brésiliens voyageant en camping-car allemand en Europe en s’y rendant quelques mois par an. Adorables, ils nous donnent leur numéro de téléphone au cas où nous ayons besoin de quoi que ce soit.
Nous nous dirigeons vers le nord de l’île autour de la ville de Jurerê. Ville balnéaire ultra chic. L’avenue principale est bordée de gigantesques et très luxueuses maisons.




Nous arrivons au fort de São José da Ponta Grossa. 
Sur le chemin d'accès, rencontre avec une sympathique dame faisant de la dentelle aux fuseaux. Nous lui achetons un bandeau pour Anaïs et des marques-pages.
Le système défensif de l’île de Santa Catarina a été construit au 18ème siècle pour consolider la domination portugaise et pour se défendre en particulier des espagnols qui voulaient récupérer le territoire. Deux autres forteresses en plus de celle-ci formaient un triangle défensif pour protéger le nord de l’île. En tout, l’île compte 11 forts.
Nous contournons le fort par le nord en contrebas de ses remparts entre les palmiers et les bananiers.


Le panorama est exceptionnel ! Au large, deux dauphins jouent dans l’eau. Anaïs est aux anges : elle adore les dauphins. Le ciel est bleu. Il fait chaud. Nous pensons sincèrement à vous qui avez un temps pourri en France...

Nous pénétrons dans le fort. Victor est aux anges. Il adore les châteaux et les canons.



Nous descendons faire quelques pas et quelques sauts sur la plage Praia do Forte mais Victor manque de peu les sélections pour l’épreuve de saut aux JO de Rio... Dommage, on aurait pu faire un détour.

La route reprend et nous mène à l’est de l’île face aux déferlantes de l’océan jusqu’à Barra do Lagoa. Le nord de l’île est trop urbanisé et il n’y a que très peu de verdure. Tout est bétonné et plutôt moche.
Nous arrivons au sud de l’immense et fabuleuse plage de Moçambique. Elle est longue de 15 kilomètres. Agréable marche (enfin pour nous car les enfants courent...) sur le sable blanc.


L’île de Florianópolis ne compte pas moins de 100 plages ! Heureusement d’ailleurs que nous sommes hors saison. La circulation doit être infernale l’été quand les uruguayens et les argentins investissent l’île en même temps que les brésiliens venus de tout le pays. Sur l’île se déroulent les championnats brésiliens de body-boarding et des compétitions internationales. 
Bivouac tranquille derrière une dune de sable sur un petit parking. Nuit calme mais le bruit des vagues nous fait mettre les boules Quies ! Ce n’est vraiment pas facile la vie de voyageurs...

Dimanche 3 juillet :

C’est dimanche, les enfants sont contents. Et oui, le dimanche c’est Nutella ! Il faut économiser pour que le pot amené par mamie et papi tienne jusqu’à la fin du voyage. Il reste encore 4 dimanches, ça devrait juste tenir...
L’école de ce matin se résume à l’écriture des blogs d’Anaïs et Victor. Comme tous les jours, ils dictent à Audrey leurs impressions et leurs ressentis du voyage. Ils ont fait beaucoup de progrès depuis le début de notre aventure.
Nous rentrons un peu dans les terres et allons découvrir aujourd’hui le site de Lagoa da Conceição, une grande lagune qui occupe le centre de l’île.
En prenant un peu de hauteur au mirador Punto do Vista, joli point de vue sur ces eaux intérieures. Immense dune de sable de Joaca faisant le plaisir des amateurs de sand-board.


Nous allons nous garer dans le village du même nom que celui de la lagune, remplissons nos sacs à dos du pique-nique et embarquons à bord d’un bateau qui en 40 minutes nous mène au nord de la lagune. Victor, comme d’habitude, va piloter le bateau sur les genoux du capitaine.



Jolies demeures ou simples cabanes sur les rives du lac. Elles ne sont accessibles que par l’eau ou par un chemin par lequel nous reviendrons à pied cet après-midi.



 
Nous débarquons à Costa da Lagoa, petit village vivant de la pêche et des touristes fraîchement débarqués : bars, restos, artisanat.

Tout le long du chemin construit par les esclaves aux alentours de 1780, nous voyons de jolies maisons et cabanes de bois aux couleurs vives. Elles sont cachées entre les bananiers, les papayers et au milieu des forêts d’immenses bambous. La végétation de type subtropicale est très dense. Très agréable balade.







Pause. Victor joue sur la plage avec des morceaux de bois. Anaïs est rêveuse au bout du ponton. Nous buvons une bière. Oui, une seule qu’on se partage car la contenance est de 600 ml et nous n’avons pas osé en commander deux...



Le hameau est agréable. Ça sent bon le linge qui sèche et les odeurs de cuisine. De la musique brésilienne sort des maisons colorées. Les habitants disent tous bonjour d’un signe de la main, ou en tendant le pouce. On se salue par un « holá » ou bien un « bom dia » ou un simple « oi » (salut).




Pique-nique au bord de la lagune.
Au bout de deux bonnes heures de rando, nous voici de retour au camping-car mais les enfants ont encore des forces pour aller à l’aire de jeux pendant que nous prenons notre petit café accompagné d’un carré d'une des nombreuses tablettes de chocolat que mon papa et mes beaux-parents nous avait amenées. Par contre, on a beau les économiser, elles ne tiendront jamais jusqu’au bout du voyage !
Nous roulons vers le sud-est de l’île, plus isolé et plus sauvage et bivouaquons dans une rue de Armação, petit village et port de pêche, situé face à l’Atlantique.


Promenade agréable entre les chalutiers et les barques de pêcheurs. Nous marchons sur une petite presqu’île reliée au village par un ponton de bois. Sur la presqu’île sèchent d’immenses filets de pêche étendus au sol.




Nous scrutons l’horizon à la recherche de baleines franches, celles qui descendent passer l’hiver dans l’hémisphère sud et que nous avions vues à la péninsule Valdès en Argentine en octobre dernier. Mais nous sommes juste au début de la saison. Peut-être en verrons-nous en Uruguay d’ici la fin du mois.

Lundi 4 juillet :

Nos fêtons aujourd’hui nos noces de coton ! Déjà un an que nous nous sommes mariés, après 19 ans de grand amour... On n’est pas prêt de fêter nos noces de chêne... même si j’espère bien qu’on les fêtera ! Bon, ce ne sera peut-être pas au bout du monde... quoique...

Ce matin, au programme, maths, français, lecture... et sport ! Nous partons pour une rando de 8 kilomètres. Nous laissons le camping-car garé à Armação et prenons le bus de ville qui nous mène à Pântano do Sul.
Nous commençons la marche par une sacrée montée qui nous met bien en jambes de bon matin.
Le parcours est bien aménagé sur le premier kilomètre et on se dit que ça va être du gâteau avec les marches bien arrangées avec des rondins de bois et de magnifiques grandes pierres posées à plat sur le reste du chemin. Mais ça ne va durer que un kilomètre ! Le sentier devient glissant par endroit et nous devons escalader de gros blocs de pierre.
Le coin est cependant magnifique. Nos sommes dans la forêt Atlantique. La végétation subtropicale est très dense. Des lianes poussent partout. Des arbres à très grandes feuilles tentent de chercher un brin de lumière.

Puis nous arrivons une heure plus tard sur la superbe et déserte plage de Lagoinha do Leste. Nous n’avons fait que deux kilomètres en une heure ! et sans s’arrêter...

Bon, nous allons remonter la moyenne sur cette longue plage d’un kilomètre. Nous sommes seuls sur cette étendue de sable battue par les déferlantes de l’Atlantique.

Tout comme à l'Ilha do Mel, nous voyons sur la plage des Clypéastéroïdes ou "dollars du sable". Ce sont des oursins irréguliers de forme aplatie vivant dans le sable. L'une des faces est ornée d'une « fleur » à 5 pétales.

Puis, nous reprenons un peu de hauteur et nous enfonçons de nouveau dans la verdure très dense.
Pause pique-nique en profitant de cet extraordinaire panorama. On essaye juste de ne pas penser au fait que dans juste 4 semaines, j’aurai repris le travail !


Au large, l'île de Campeche.
Une petite demie heure après, nous voici déjà répartis à flanc de ravin. Quelques dizaines de mètres plus bas, l’océan. Heureusement, Anaïs et Victor sont sages et ne font pas d’imprudences sur ce sentier escarpé.

Les paysages sont à couper le souffle. C’est magique. Nous sommes sur une île paradisiaque.


Quelques frégates nous accompagnent durant notre randonnée.
Le paysage devient plus sec avant de changer d’exposition et de retomber dans une forêt luxuriante où par endroit, nous avons du mal à nous frayer un chemin.


Les kilomètres ne défilent pas vite. Nous ne dépassons pas les 2 km/heure de moyenne. Qu’importe, il fait beau, le ciel est bleu, nous sommes heureux !
Nous redescendons sur la plage Matadeiro et retrouvons quelques maisons.



Au bout de 4h30 de marche, nous arrivons à Armação. Nous sommes fiers de nos enfants qui ont très bien marché. La fin a été difficile pour Victor d’autant plus que nous avons déjà bien marché hier mais il a bien résisté.
Retour au camping-car et nous prenons la route vers la pointe sud-est de l’île. Nous arrivons à Ribeirão da Ilha, mignon petit village typique des populations açoriennes, tout en longueur le long de l’océan et faisant face au continent. Nous trouvons un stationnement dans une petite venelle où nous avons les pieds dans le sable.

Le soleil va bientôt se coucher et nous avons juste le temps de traverser le village à pied pour aller chez l’ostréiculteur acheter deux douzaines d’huîtres. Celui-ci est tout fier de montrer que ces huîtres sont très grosses. Il me demande d’où je viens. Je lui réponds que j’habite en France. A son tour, il me répond « ah, à côté de Marennes-Oléron ? », « ben oui, à 30 km ! »...
Retour au camping-car et pour fêter notre anniversaire de mariage, nous nous installons sur nos deux chaises de camping et dégustons nos huîtres avec une bouteille de Sauvignon du Chili, tout en admirant le soleil se coucher à l'horizon. Que du bonheur !






Mardi 5 juillet :

Nous nous promenons dans les rues de Ribeirão da Ilha. C’est le plus joli village de l’île avec ses maisons colorées bien alignées le long de la rue principale. Certaines sont défraîchies, d'autres sont mieux entretenues.








La vie paraît bien paisible ici. Le tourisme de masse n’a pas envahi cette partie de l’île qui ne possède pas de réelles plages.

Balade sympathique, achat de camarão (grosses crevettes).
Nous quittons l’île en fin de matinée et retrouvons l’autoroute BR101 qui nous mène vers le sud du pays en longeant la côte Atlantique. L’altitude ne dépassera pas aujourd’hui les 20 mètres au dessus du niveau de la mer. La route est de bonne qualité. Tant mieux pour mes amortisseurs. Ils font de plus en plus de bruit et j’ai un bruit nouveau dans le train avant. Mais bon, pas de pièces détachées ici pour mon Fiat Ducato ; on croise les doigts pour que ça tienne jusqu’en France.

Nous entrons dans l’Etat de Rio Grande do Sul. C’est le plus méridional des États du Brésil, il est bordé à l'est par l'océan Atlantique et il est frontalier avec l'Argentine et l'Uruguay. Il est grand comme la moitié de la France et n’est pourtant que le 9ème Etat du Brésil par sa taille. Nous aurons fait environ 3500 km dans ce pays mais n’auront parcouru qu’une infime partie du plus grand pays d’Amérique du Sud grand comme plus de 13 fois la France !
Les paysages traversés sont agréables : d’un côté l’océan, de l’autre les montagnes descendant jusqu’au bord de l’autoroute.
Nous longeons de nombreuses lagunes dont la Laguna de Imaruí que nous traversons par le superbe pont Cabeçudas (400 mètres suspendus par 60 câbles d'acier), inauguré il y a tout juste un an. 

Nous faisons 450 kilomètres cet après-midi et quittons l’autoroute pour nous diriger vers deux petits villages, Canela et Gramado, que nous irons visiter les prochains jours. Bivouac dans une station-service à la tombée de la nuit à Taquara pour avoir le wifi et mettre à jour le site.
 
Ne ratez pas non plus les aventures d'Anaïs et de Victor sur la côte brésilienne.

Je vous laisse en compagnie de notre bon vieux grincheux Dany le nain qui en est déjà à son 29ème épisode !

Article suivant : Brésil, Uruguay du 6 au 15 juillet : Canela, Gramado, Chuy, Parque Santa Teresa, Punta del Diablo, Laguna Negra, Aguas Dulces, La Paloma
 
Articles précédents :

Brésil du 21 au 28 juin : Vila Velha, Curitiba, Morretes, Antonina, Ilha do Mel

Brésil du 13 au 20 juin : Corumbá, Pantanal, Bonito, Jardim

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